Reprogrammation moteur d’une voiture : ce qu’il faut savoir avant de se lancer

De nombreux propriétaires de véhicules ont aujourd’hui recours à la reprogrammation de moteur, afin d’obtenir une meilleure performance. C’est une opération très délicate qui présente des risques très importants.

En plus d’être encadrée par la loi, elle nécessite l’intervention de professionnels qualifiés pour être effectuée dans les meilleures conditions. Si vous envisagez une reprogrammation du moteur de votre voiture, voici l’essentiel à savoir avant de vous lancer.

En quoi consiste concrètement une reprogrammation de moteur ?

En règle générale, les voitures équipées d’un moteur à injection embarquent un calculateur appelé ECU (engine control unit) ou UCM (unité de contrôle moteur) selon les marques. Celui-ci permet de contrôler en l’occurrence la levée de soupape, l’injection et le turbo.

La reprogrammation moteur consiste donc à modifier les données internes d’origine de ce calculateur. Contrairement aux idées reçues, elle n’implique en aucun cas une intervention mécanique sur le moteur. Seul le système informatique du calculateur est modifié.

Cette intervention est délicate et nécessite l’intervention d’un professionnel. De ce fait, pour la reprogrammation de moteur à Toulouse, vous pouvez confier votre véhicule à une agence comme Autosport31.

Est-ce que la reprogrammation de moteur est encadrée par la loi ?

La reprogrammation de moteur est considérée comme une transformation du véhicule, car elle modifie ses caractéristiques d’origine. Elle est de ce fait automatiquement encadrée par loi. En effet, l’article R322-8 du Code de la route précise que la transformation d’un véhicule soumis à immatriculation et déjà immatriculé nécessite la modification du certificat d’immatriculation.

Le propriétaire du véhicule doit adresser une déclaration par voie électronique au ministre de l’Intérieur dans le mois suivant la reprogrammation du moteur. Le véhicule peut être utilisé sous couvert d’un certificat provisoire d’immatriculation pendant un mois à partir de la date de déclaration.

Lorsque la déclaration et les délais associés ne sont pas respectés, le propriétaire s’expose à une amende de 135 € et à une possibilité de saisie du véhicule.

Nullité de la garantie constructeur : une conséquence de la reprogrammation moteur

Avant d’opter pour la reprogrammation du moteur de votre véhicule, vous devez absolument savoir qu’elle annule votre garantie constructeur. Pour éviter cela, vous pouvez attendre la fin de la garantie ou opter pour un chiptuning.

Attendre la fin de la garantie constructeur

La garantie constructeur a en général une durée de 2 ans. Toutefois, les fabricants qui sont rassurés de la qualité de leurs véhicules peuvent la prolonger. Notez que certains constructeurs intègrent dans leurs véhicules un système de contrôle des interventions effectuées sur le moteur.

Celles-ci sont mémorisées par le calculateur. Il leur suffit donc de consulter l’historique pour les mettre en évidence. Vous avez donc tout intérêt à attendre la fin de la garantie de votre voiture pour programmer une reprogrammation.

Opter pour un chiptuning

Si vous ne souhaitez pas attendre la fin de la garantie pour effectuer une optimisation moteur à Toulouse, sachez qu’il existe l’alternative du chiptuning. Ce procédé consiste en l’utilisation de puces adaptables sans modifier directement le système informatique de l’ECU.

Plus précisément, un boîtier interface est placé entre le calculateur d’origine et les injecteurs dans le but de détourner leur commande. Vous avez ensuite la possibilité de le désactiver si vous le souhaitez.