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Le numéro 205 a marqué l'histoire de Peugeot. En plus d’avoir sauvé la marque sochalienne du gouffre financier, il s'est surtout construit une très solide réputation dans plusieurs disciplines Off-Road. Petit retour dans le temps pour découvrir la 205 Turbo 16, la plus sauvage des lionnes.

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  • C361
  • Intégrale avec moteur central
  • Poids (Avant)1145 kg (45%)
  • Cylindrée1.8 L
  • Puissance149 kW(203 chevaux)
  • Couple254.5 N.m(26 mkg)
  • 120 000 CR
  • Playseat August Car Pack
  • Vitesse3.9
  • Tenue de route4.8
  • Accélération5.7
  • Départ arrêté5.6
  • Freinage4.8
Peugeot 205 Turbo 16 de Forza Motorsport 4
Découvrez la sauvage Peugeot 205 T16 de Forza Motorsport 4

Quelle sacré numéro, cette 205. Nous somme en 1977 lorsque le projet répondant au nom de code « M24 » prend forme chez Peugeot, sous la houlette de Gérard Welter et Paul Bracq, en collaboration avec le studio Pininfarina. Malheureusement, ce n'est pas la meilleure période pour la marque sochalienne qui traverse une passe financière difficile. Celle qui deviendra la 205 doit donc concilier tradition, nouveauté, et surtout économie. Après des premiers dessins trop proches de la 104, Pininfarina présente une maquette qui rompt les standards stylistiques de l’époque, mais il faudra patienter jusqu'en 1981 pour voir le premier prototype de la 205 sortir des ateliers. La production sera lancée deux ans plus tard. Produite de 1983 à 1999 à plus de 5 278 000 exemplaires, la petite française a marqué quinze années de l’histoire de la marque au Lion avec de nombreuses déclinaisons, des versions sages à celles profitant des trois lettres mythiques et du 1.6 litre de 105 chevaux, en passant par la très sportive Turbo 16 série 200 qui servira de base à la future version dédiée au rallye.

Peugeot 205 T16 par KiR`k

Pourquoi 200 ? Tout simplement parce que pour homologuer une voiture pour le mythique Groupe B, il fallait produire deux-cents modèles de série. Et quel exemplaire ! Produite dans l’usine Talbot de Poissy, la T16 est sortie de l’imagination d'André de Cortanze, en charge du châssis, et de Jean-Pierre Boudy pour le moteur, le tout sous la direction de Jean Todt. Mais ne vous fiez pas au style très proche d'une 205 de série, la Turbo 16 est une lionne sauvage et sans compromis. Assemblée à la main à partir de caisses fabriquée par Heuliez, elle n'a de commun avec la 205 standard que les portes, le pare-brise et les phares. Tout le reste est inédit. La 205 Turbo 16 a en effet abusé de la salle de muscu et n'hésite pas à montrer ses muscles. Avec de grosses écopes latérales, des passages de roues énormes qui entourent des jantes blanches spécifiques, la T16 en jette.

Mais ce que l'on retiendra surtout, c'est l'immense hayon de cinquante kilos (qui n'en pèsera plus que neuf sur la Evo 2 de compétition) qui englobe les ailes, les vitres latérales, et sert de capot moteur. Côte signature, on retrouve la fameuse grille à trois bandes, mais dépourvue de monogramme, et même de serrure. A la place, la bête est tatouée d’énormes lettres rouges sur une peinture gris graphite identique aux deux-cents unités produites. Après ce petit tour stylistique, il est temps d’ouvrir la portière et de se glisser dans l'habitacle qui, comme l’extérieur, n'a plus rien à voir avec le modèle de série. On trouve ainsi une planche de bord spécifique dotée d'une multitude d'instruments permettant de tout savoir de la mécanique dissimulée dans le dos du pilote, le tout tendu de cuir. Les fans de la GTi reconnaitront le volant à deux branches, une sorte de clin d’œil à sa petite sœur. Et pour finir en beauté, la Turbo 16 est équipée de baquets en cuir et d’un pédalier en alu.

Photos

Peugeot 205 T16 par KiR`kPeugeot 205 T16 par KiR`k

Une fois le contact enclenché, le XU8T placé en position centrale arrière et incliné à 20 degrés se réveille. Le quatre-cylindres de 1 775 cm3 entièrement conçu en alliage d’aluminium est inédit et développe quelques 200 chevaux, assurant au bolide une âme de compétiteur avec une course piston courte pour favoriser les hauts régimes, un graissage par carter semi-sec, un refroidissement par chemise humide, et un vilebrequin à cinq paliers. La 205 T16 est également la première Peugeot à bénéficier de seize soupapes. Bien sûr, le tout est aidé par un turbo KKK d'une pression de 0,7 bar et un échangeur air/air. Le moulin est accolé à une boite courte à cinq rapports et une transmission intégrale avec trois différentiels autobloquants. Ainsi, la Turbo 16 se joue de ses 1 145 kg. Elle est capable d'atteindre les 100 km/h en 6,8 secondes et de filer à 214 km/h, des performances plus que respectables pour une voiture qui va bientôt souffler sa trentième bougie.

Côte châssis, l'auto, longue de 3,82 mètres, dispose d'un empattement de 254 centimètres et profite d’amortisseurs Bilstein, complétés du soutien d'une barre stabilisatrice et de freins à disque de 273 millimètres coiffés de gros étriers mono-pistons. Et si la Turbo 16 de base ne vous suffisait pas, le département Peugeot Talbot Sport proposait un kit dérivé de l’Evo 1 permettant de gagner des chevaux et perdre des kilos en modifiant les arbres à cames, les pistons, les chemises, et le turbo. La transmission profitait de nouveaux réglages de répartition et d'une boite plus courte. Le châssis n'était pas en reste puisqu'il jouissait de nouveaux amortisseurs, d'étriers à quatre pistons et de frein à disque de 298 millimètres. Au final, pour 180 000 Francs, sans compter le prix de la voiture, vous gagniez 100 chevaux et laissiez 110 kilos au garage !

Peugeot 205 T16 par KiR`k

Mais lorsque l'on parle de la 205 Turbo 16, impossible de ne pas aborder la plus folle des catégories du Rallye, le légendaire Groupe B. Regroupant les catégories Groupe 4 et Groupe 5, le Groupe B fait son apparition en 1982, avec comme unique restriction de produire deux-cents exemplaires de la voiture que l’on souhaite faire courir. Au début, seules deux marques s'engagent sous cette règlementation, Citroën et Lancia. L'année suivante, le rouleau compresseur de chez Audi, la quattro de 350 chevaux, écrase tout sur son passage et décroche le titre, mais c’est la Lancia 037, une propulsion de 265 chevaux, qui s'empare du titre constructeur.

En 1984, pendant que Audi signe le doublé, Peugeot débarque avec sa 205 Turbo 16 Evo 1 et compte bien montrer ce qu'elle a sous le capot. Le constructeur se donne les moyens de réussir avec Jean Todt au poste de directeur sportif et Ari Vatanen derrière le volant. Et ça paye puisqu'en 1985, la 205, plus petite et plus légère que ses concurrentes, domine le championnat. En fin de saison, la grille s’étoffe. Austin-Rover MG fait courir la Metro 6R4 (pour 6-cylinder Rally 4 wheel drive), Ford engage la RS200, et Citroën aligne la BX 4TC. En 1986, alors que Audi présente la dernière évolution de sa quattro, la E2 de 500 chevaux, Lancia dispose d’une nouvelle arme, la Delta S4 qui, grâce à une double suralimentation (turbo et compresseur), développe quelques 400 chevaux. Et si ces deux bolides sont impressionnants, Peugeot n'en fera pourtant qu'une bouchée et conservera son titre avec la Turbo 16 Evo 2 de 450 bourrins. La dernière force en présence à cette course à la démesure sera Ford avec une très technologique RS200 de 450 chevaux.

Peugeot 205 T16 par KiR`k

Mais avec toujours plus de spectateur au bord des pistes et des voitures de plus en plus puissantes, ce qui devait arriver arriva. En 1986, lors du Rallye du Portugal, la RS200 pilotée par Joaquim Santos percute la foule, blessant des dizaines de spectateurs et ôtant la vie à trois d'entre eux. On se souvient également de l'impressionnante sortie de route de la Delta S4 de Henri Toivonen lors du Tour de Corse de la même année. Alors qu'elle est en tête, l'auto plonge dans un ravin et explose, emportant avec elle le pilote et son copilote. Suite à ce tragique accident, Audi et Ford quittent le Groupe B et la FISA applique des mesures drastiques : « Arrêt immédiat de l'homologation de toute nouvelle évolution des voitures des groupes A et B. Interdiction des jupes à partir du 20 mai 1986. Limitation de la durée des étapes par limitation du kilométrage. Obligation d'équiper les voitures de Groupe B d'un système automatique d'extinction d'incendie. A compter du 1er janvier 1987, annulation du futur Groupe S, interdiction des voitures de Groupe B à l'exception des modèles de moindre puissance, interdiction de certains matériaux dans la construction des voitures, et championnat du Monde des Rallyes réservé aux voitures du groupe A (5 000 exemplaires minimum) ».

Après une fin de saison mouvementée due à un scandale, Peugeot signe son deuxième doublé. Mais en 1987, la FISA bannit le Groupe B, ne laissant pas l’occasion à Ferrari de faire courir sa 288 GTO Evoluzine de 650 chevaux pour 940 kg, ni à Porsche avec la 959 Gruppe B de 450 chevaux. La 205 Turbo 16, quant à elle, continue sa carrière au Paris Dakar avec une version Grand-Raid et s'impose d'ailleurs en 1987. Elle participe également à la course de côte de Pikes Peak au mois de juillet de la même année, mais ne la termine pas suite à un problème technique. En 1989, elle cède sa place à la 405 Turbo 16.

Après des années d’espoir, la 205 T16 débarque enfin dans Forza Motorsport. Véritable légende de l’automobile française, la demoiselle est un peu capricieuse. Le 1.8 litre a du mal à se réveiller sur les 3 500 premiers tours par minute à cause d'un turbo très lent à démarrer. En jargon mécanique, on appelle cela le « Turbo Lag ». Mais dès qu'il se met en branle, le moteur offre de bonnes reprises et un son mélodieux. Pour parfaire le tout, le châssis s'avère excellent. Avec une tenue de route très difficile à mettre en défaut et des freins à toute épreuve, la 205 T16 a encore de beaux restes. Rare et très bien cotée dans la vie réelle, l'auto n'est pas donnée dans le jeu de Turn 10 puisqu'il vous faudra débourser 120 000 crédits pour la placer dans votre garage. Mais après autant d'attente, ce n'est certainement pas ce qui vous empêchera de craquer !

Sources : Wikipedia.org, Automobile-sportive, Generation205, Auto-museum

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