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Signifiant « Je roule » en latin, Volvo a toujours primé la sécurité et la solidité de ses modèles. Basée sur la mythique et longue carrière de la Série 200, la 242 Turbo fait office d'ovni pour la marque suédoise. Voyons si, quand Volvo se lâche, ses modèles arrivent à nous glacer le sang.

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  • D297
  • Propulsion avec moteur à l'avant
  • Poids (Avant)1440 kg (54%)
  • Cylindrée2.1 L
  • Puissance168 kW(228 chevaux)
  • Couple339.2 N.m(34.6 mkg)
  • 5 000 CR
  • DVD 2 du jeu original
  • Vitesse4.5
  • Tenue de route3.9
  • Accélération6.2
  • Départ arrêté6.2
  • Freinage3.9
Volvo 242 Turbo de Forza Motorsport 4
Découvrez la Volvo 242 Turbo Evolution de Forza Motorsport 4

L'histoire de Volvo, c'est un peu comme la citrouille qui est devenue voiture. Le nom Volvo apparait en 1915 sur des roulements à billes SKF (Svenska Kullager Fabriken). Consciente de l'importance de l'industrie automobile, la société SKF dépose « Volvo» pour toutes les activités liées à celle-ci (roulements à rouleaux, transmissions, cycles, etc). Mais c'est en 1923 que le cadre de SKF, Assar Gabrielsson, qui revient de France après avoir dirigé la succursale, décide de créer une automobile. Ainsi, au cours de l'été suivant, après avoir rencontré l'ingénieur Gustaf Larson, la construction commence, et c'est seulement après une série de dix prototypes, entre 1925 et 1926, que SKF décide de financer les milles premiers modèles. Le 14 avril 1927 sort alors la Volvo OV4, également nommée Jakob. Les débuts de la marque sont modestes et l'essentiel du chiffre d'affaires est assuré par les poids lourds apparus dès 1928.

Bien construites, les Volvo sont des voitures bourgeoises motorisées à partir de 1929 par des six cylindres. Le Logo de la marque représente le symbole du fer (un cercle traversé par une flèche). Plus tard, il sera doublé par une baguette barrant le radiateur en diagonale, qui était à la base une nécessité technique. Au lendemain de la guerre, Volvo lance un modèle populaire équipé d'un quatre cylindres de 1,4 litres, la PV 444. Cette voiture, qui connaîtra un immense succès, fonde l'histoire moderne du constructeur. Mais là où la marque suédoise s'est fait un nom, c'est en matière de sécurité et de fiabilité. En effet, c'est à Volvo que l'on doit de nombreuses innovations, comme le verre feuilleté pour le pare-brise, ou les ceintures de sécurité à trois points (en option à partir de 1957). Encore aujourd'hui Volvo innove beaucoup pour la sécurité active et passive avec récemment l'avertisseur anti-collision avec freinage entièrement automatique et sécurité des piétons (Collision Warning with Full Auto Brake and Pedestrian Safety)

Volvo 242 Turbo Evolution par D1SL CHR1STO

Apparue en 1974, la Volvo Série 200 remplace les Série 140. Mais, me direz-vous, que signifient ces chiffres barbares ? En fait, ce code, apparu en 1967, utilise un système à trois chiffres. Le premier renvoie à la série (la génération de modèles), le deuxième au nombre de cylindres du moteur, et le troisième au nombre de portes. Cependant certaines versions ne disposent pas du chiffre du moteur dans leur appellation, comme c'est le cas pour les Volvo 780 et les 360. Aujourd'hui, le constructeur utilise des lettres pour indiquer la ligne de produit : S pour Sedan (berline en américain), V pour Versatility (polyvalence, à savoir les breaks), C pour Convertible (cabriolet), XC pour Cross Country (les 4x4 tout-terrain) et R pour High specified vehicles (véhicules à caractéristiques particulières). La Volvo Série 200 fut donc produite à 2.8 millions d'exemplaires jusqu'en 1993. D'un dessin ingrat, elle doit beaucoup au concept car sécuritaire VESC (Volvo Experimental Safety Car) dévoilé en 1972, qui était, à l'origine, une étude poussée sur le thème de la sécurité (ce concept était notamment équipé d'airbags avant arrière, ABS, et zones de déformation). Si la face avant de la Série 200 reprend beaucoup à la Série 140, elle se voit greffer les pare-chocs du proto VESC, efficaces mais très disgracieux. En Europe, l'auto dispose de feux et d'une calandre spécifiques en respect des normes. Si, au premier contact, la Série 200 ne parait pas trop aérodynamique, Volvo a pourtant travaillé ce point. La voiture devait être capable de traverser la vallée de la mort en tractant deux tonnes de graviers sans surchauffer, d'où la calandre de camion, qui planque le radiateur. Quand on vous dit que les Volvo sont solides...

Volvo 242 Turbo Evolution par D1SL CHR1STO

Reprenant les types de carrosserie de la Série 140 (trois et quatre portes, et breaks), la Volvo Série 200 a été, pendant de nombreuses années, l'une des voitures les plus sûres du monde. Cette réputation est due à sa sécurité passive. La Série 200 était en effet dotée de zones de déformation programmées. Cela fait un peu sourire aujourd'hui du fait que toutes les voitures en sont équipées, mais en 1974, certains constructeurs pensaient que c'était mieux pour les passagers qu'ils soient éjectés du véhicule en cas de crash, plutôt que de rester dans l'habitacle. La Série 200 a également été la première voiture à être équipée d'une boîte à cinq vitesses, d'un catalyseur trois voies avec sonde lambda, ou encore d'une colonne de direction rétractable. L'intérieur de la suédoise a été réalisé à partir des Séries 140 et 160, et respire les années 70/80. Si la version civile manque quelque peu de sportivité, une version siglée Turbo devrait cependant vous ravir, la 240.

Volvo 242 Turbo Evolution par D1SL CHR1STO

La 240 Turbo est mue par un quatre cylindres de 2 127 cm3. Ce moteur, répondant au doux nom de B21, est incliné à 15 degrés (comme le reste de la gamme, hormis le V6) et équipé d'une culasse en aluminium, huit soupapes avec un arbre à came en tête, et dispose d'un bloc en fonte. Coiffé d'un turbo Garrett T3 soufflant à 0.68 bar et d'une injection électronique, ce moteur développe 155 chevaux, permettant à la 240 Turbo d'abattre le 0 à 100 km/h en 9,6 secondes et d'afficher une vitesse de pointe de 200 km/h, malgré son poids de 1 275 kg. En 1983, est apparue une version coiffée d'un intercooler (échangeur air/air) qui développait 162 chevaux en version américaine et 182 chevaux en version européenne. Si la 240 Turbo était la sportive de la gamme, elle était toutefois dotée de motorisations plus modestes, un 2.0 litres et un 2.3 litres, mais aussi du V6 PRV (Peugeot, Renault, Volvo) de 2.7 litres, qui est en fait un V8 auquel on a amputé deux cylindres suite au premier choc pétrolier. Au côté de ces moteurs essence, on trouvait également un six cylindres diesel de 2.4 litres d'origine Volkswagen. Côté transmission, les roues arrières sont entraînées selon la motorisation par une boîte à quatre rapports avec un Overdrive en option, une boite à cinq rapports, ou encore une boite automatique à trois vitesses. Le châssis, quant à lui, est un peu spécial. Disposant de cette fameuse zone déformable, Volvo a du concevoir un train avant spécifique pour la série 200, qui repose sur des triangles type Mc Pherson, contrairement à l'essieu arrière rigide. Le freinage ultra sécuritaire équipé de canalisation alliant cuivre, fer, nickel et manganèse, faisait de Volvo l'un des seuls constructeurs, avec Porsche, à le proposer dans les années 70/80.

Volvo 242 Turbo Evolution par D1SL CHR1STO

Si la gamme de la Série 200 parait un peu sage, même en version 240 Turbo, Volvo a construit 500 exemplaires d'une version bien spéciale, la 242 Group A Homologated. Créée pour l'homologation du Championnat d'Europe des Voitures de Tourisme (ETCC), la 242 Group A est basée sur la 240 Turbo, mais si elle en conserve les formes carrées, les ingénieurs de chez Volvo lui ont cependant greffé un nouvel aileron pour améliorer son appui aérodynamique. Conservant le 2.1 litres de la 240 Turbo, cette version spéciale se voit équipé d'un Turbo Garrett T04, de nouveaux pistons, d'un intercooler plus préformant et d'un système d'allumage électronique tout neuf. Pour ce qui est du châssis, la 242 Group A Homologated conserve les traits de son ainée, mais ses amortisseurs à huile sont remplacés par des amortisseurs à gaz et un essieu arrière équipé d'un différentiel à glissement limité. Les jantes sont, quant à elle, en magnésium, et chaussées de Pirelli P7 corsa en 245/45 VR 16. Pour le freinage, la 242 Turbo est équipée de quatre disques ventilés de 315 mm à l'avant et 305 mm à l'arrière, le tout pincé par des étriers à quatre pistons en aluminium réglables. Niveau transmission, c'est une boîte manuelle Getrag à cinq rapports qui se charge du travail. En fin de carrière, la 242 Group A Homologated se retrouve même équipée d'un antipatinage électronique. Résultat, la Volvo, avec 1 100 kg et 320 chevaux, pouvait atteindre aisément les 240 km/h. En compétition, le bolide est livrée avec un arceau cage, un compteur numérique spécifique et un siège baquet avec un harnais de sécurité. Cette suédoise dispose d'ailleurs d'un joli palmarès, puisqu'elle a notamment été championne de l'ETCC en 1983 et s'est imposé aux rallyes Cross de 1995 et 1996 en Norvège, dans les mains expertes du pilote Peter Solberg.

Volvo 242 Turbo Evolution par D1SL CHR1STO

Ce bateau de 4,90 mètres débarque dans Forza Motorsport 4. Mais méfiez-vous de sa forme carrée, elle pourrait être plus rapide que vous le pensez. Avec une tenue de route à toute épreuve et un freinage très rassurant, la Volvo 242 Turbo Evolution n'est peut-être pas aussi efficace qu'une voiture dite sportive d'aujourd'hui, mais est encore largement à la hauteur pour une auto de plus de trente ans, même s'il faut bien avouer que le train arrière est un peu joueur. Côté motorisation, le 2.1 litres Turbo déménage grave. Très performant, il ne demande qu'une chose : être utilisé au maximum de ses capacités. Il semblerait toutefois que les chiffres utilisés par le développeur n'aient pas d'équivalent dans la gamme de la série 200 de chez Volvo. Proposée à 5 000 crédits, cette suédoise pas très sexy offre pourtant des sensations très sympathiques. Comme quoi, il ne faut pas se fier aux apparences.

Crédits Photos: D1SL CHR1STO

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