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Constructeur historique français, Citroën s’est fait connaitre en innovant encore et encore. De la Traction en passant par la DS, sans oublier la 2CV, ForzaMotorsport.fr vous propose de retourner cent dix ans en arrière pour découvrir les débuts de la marque au Double Chevron.

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Constructeurs et histoire des marques
Saga Citroën : l'histoire d'un constructeur français (3/3)

Suite et fin de ce retour dans le temps. Le début des années 80 est une période difficile pour Citroën. Après trois coups de génie, la marque est rachetée par Peugeot, et c'est alors une lonque descente aux enfers pour le constructeur français qui mettra vingt ans pour innover de nouveau.

Le début de la fin

Nous sommes en 1960, Citroën SA, qui regroupe Berliet et Panhard, décide de chercher de nouveaux partenaires. Ainsi, en 1968, un accord signé avec Fiat permettra de distribuer le Fiat 242 en France sous le nom de Citroën C35 de 1974 à 1991 et la diffusion de la marque Autobianchi, mais le divorce sera prononcé en 1973. En 1961, l'Ami 6, basée sur le châssis de la 2CV, est une familiale qui se distingue par sa lunette arrière inversée. Relativement chère pour l’époque, elle se vendra pourtant jusqu'en 1972. Cette même année, la nouvelle usine de Rennes, dont les travaux ont débuté en 1958, est inaugurée. Elle est d'ailleurs toujours en activité de nos jours. En 1967, Citroën tente de remplacer la 2CV par la Dyane, une version moderne de la Deuche, mieux motorisée et plus confortable. Si sa carrière est stoppée en 1984, la base châssis/moteur sera produite, elle, jusqu'en 1986 et utilisée sur l’Acadiane, la remplaçante de la 2CV fourgonnette.

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Citroën Ami 6

Citroën Acadiane

Pendant que la classe ouvrière est dans la rue, Citroën présente, en mai 1968, un modèle original pour l’époque. Réalisée entièrement en plastique ABS, la Mehari est une voiture atypique, souvent imitée, mais jamais égalée. Basée sur le châssis de la 2CV, c'est une voiture simple et très facile à entretenir. C'est d'ailleurs la seule auto dont on peut laver l’intérieur au jet d'eau. Elle profitera même d'une version 4x4 à roues motrices enclenchables en 1979. Bien que la production officielle soit arrêtée depuis 1988, elle est encore fabriquée par le 2CV Mehari Club Cassis. Comme quoi, une voiture anticonformiste peut aussi devenir un mythe.

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Mehari 4x4

Citroën Dyane

Version moderne de l'Ami 6, la Citroën Ami 8 débarque au printemps 1969. Abandonnant la lunette arrière inversée, elle est dotée en 1973, du quatre-cylindres à plat de la GS qui a vu le jour quelques années, plus tôt. Arrivée en concession en 1970, et s'intercalant entre la 2CV et la DS, la GS emprunte la suspension hydropneumatique et les quatre freins à disque de la DS. Déclinée en break, elle restera la voiture la plus aérodynamique du marché mondial pendant plusieurs années. Avec son indicateur de vitesse en forme de rouleau, l'auto sera même équipée, en 1973, d'un moteur rotatif issu d’une expérience menée par Citroën avec la M35, qui n'est autre qu'une Ami 8 coupé. Peu fiable et trop chère, cette version disparait toutefois en 1975. Quatre ans plus tard, la GS devient GSA, ce qui n’empêchera pas sa disparition en 1986.

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Prototype M35

Citroën GS

Mais le modèle qui a le plus marqué le début des « seventies » est surement la SM, ou Sport Maserati. Sorte de Super-DS, elle est l’essence même du haut de gamme à la française. Il faut dire que ce projet un peu fou faillit ne jamais voir le jour, Citroën n'ayant pas de moteur assez noble dans sa production. Mais la marque peut remercier Maserati, racheté en 1968, qui a fourni un joli V6 basé sur un V8 Maserati auquel son géniteur Giulio Alfieri a retiré deux cylindres pour rester sous la barre des seize chevaux fiscaux. Coiffée des meilleures technologies du constructeurs français, tels la suspension hydropneumatique à correcteur d’assiette, l'injection électronique à partir de 1972, ou encore les feux tournants pour ne citer qu’eux, la SM était capable d’atteindre les 200 km/h. Comme la DS, elle sera même déclinée en cabriolet, nommé Mylord et fabriqué à seulement huit exemplaires. Une version berline, l'Opéra, produite à neuf unités tout spécialement pour l’Elysée, sera utilisée par quatre présidents de la République. L'auto aura également droit au laurier de la victoire au rallye du Maroc, en 1971, en restant presque de série. Devenue encombrante, la Sport Maserati disparait en 1975, victime de l’augmentation du prix de l’essence et de la limitation de vitesse sur autoroute.

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Citroën SM

Citroën SM Cabriolet

Remplaçante de la déjà mythique DS, la CX s’inspire de la GS et de la SM. Toujours équipée de la suspension magique, elle surprend avec son tableau de bord futuriste et ses deux blocs qui regroupent toutes les commandes usuelles. Produite jusqu'en 1991, elle profitera de plusieurs versions, dont une GTI Turbo qui revendiquera quelques 220 km/h. Comme ses ainées, la CX ira par ailleurs se dégourdir l’hydropneumatique lors de nombreux rallyes, de 1977 à 1980, et remportera, elle aussi, le rallye du Maroc. Mais en 1975, tout s'écroule. Citroën est en très grande difficulté, et c'est alors Peugeot qui prend les commandes. Fini le moteur Rotatif, terminé la SM. La liquidation de la marque au Trident est même annoncée...

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Citroën LNA

Citroën CX

Première voiture de l’ère Sochaux, la Citroën LN sort en 1976. Il s'agit d'une Peugeot 104 à laquelle on a greffé un moteur de 2CV. Elle deviendra LNA en 1978 et s’éteindra en 1986 avec la version 11 équipée d'un 1 124 cm3. Arrivée en 1978, la Visa emprunte, une fois de plus, le châssis de la 104. Si, à ses débuts, elle était équipée des même moteurs que la LNA, elle sera dotée de moulins plus puissants en 1981 et profitera, elle aussi, d'une version GTI et d'une autre cabriolet. Elle se retirera en 1988, mais c'est bel et bien avec ce petit bolide que Citroën fait ses premiers pas à la télévision avec la publicité « Visa GTI, la GTI sauvage ».

Une Marque old school

Après avoir révolutionné l’automobile avec la Traction, pris vingt ans d’avance technologique avec la DS, ou encore popularisé la voiture économique avec la 2CV, Citroën va pourtant être considérée comme une marque vieillotte et dépassée au début des années 80. Certains iront jusqu'à la traiter de sous marque de Peugeot. Mais le constat est là. Rares seront les nouveautés marquantes durant les années 1980 à 2000. Pire, la gamme commence à être composée de modèles vieux de dix ans. Le petit bal des nouveautés commence par un véhicule issu du fruit du nouvel accord signé avec le groupe PSA et Fiat (valable jusqu’en 2017) qui donnera naissance à SEVEL (Société Européenne de Véhicules Légers) chargée, aujourd'hui encore, de la fabrication des utilitaires. Le premier sera le Citroën C25 (ou Fiat Ducato, ou Peugeot J5), produit de 1981 à 1993.

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Citroën C25

Citroën BX 19

Sur le stand Citroën, trône, en 1982, la nouvelle BX. Dessinée par Bertone, elle affiche une finition sommaire et repose toujours sur la suspension hydropneumatique. Equipée d'un moteur diesel, elle profitera toutefois d'une version GTI de 125 chevaux, et même 160 chevaux pour la version 16, et sera aussi déclinée en version 4x4. Restylée en 1987, la BX tire sa révérence en 1993. De 1984 à 1989, Citroën propose l’Axel, une sorte de Visa trois portes produite en Roumanie qui ne rencontre pas vraiment le succès. A la même époque, sort le C15. Mieux fini que l’Acadiane et la 2CV fourgonnette, il sera le premier petit utilitaire à proposer un diesel aux côtés du moteur essence. Robuste et pratique, le C15, basé sur l'avant de la Visa, sera produit jusque en 2006.

Voilà celle qui a servi à bon nombre de jeunes conducteurs, l'AX. Sortie en 1986, la nouvelle Citroën est une voiture économique équipée de petits moteurs, les fameux TU. Fin 1987, la version la GT, équipée du 1.4 litre de 85 chevaux, fait tourner les têtes des fans de bombinettes. Citroën pousse même le vice avec une version GTI de 100 chevaux qui débarque après les retouche de 1991. On retrouve aussi l'AX dans des chemins de traverse avec une version 4x4. Et, comme la Visa à son époque, elle marquera la pub en posant ses roues sur la Grande Muraille de Chine avant de terminer sa carrière en 1996. Petite fille de la DS, la XM apparait en 1989. Basée sur le châssis de la 605, elle est plus confortable grâce à sa suspension hydropneumatique, et plus spacieuse. Mais lancée à la hâte, elle manque de fiabilité, et malgré une phase 2 en 1994, la voiture ne trouvera jamais son public. Avec des ventes très confidentielles, la XM sera quand même produite jusque en 2000.

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Citroën XM

Citroën ZX

Pour combler le trou entre l’AX et la BX, Citroën présente, en 1991, la ZX. Sans suspension magique, elle profite d’un train arrière sur caoutchouc. Modestement motorisée à sa sortie, elle deviendra méchante comme un volcan avec le 2.0 litres de 155 chevaux, et même 167 chevaux en 1996. L'auto servira également de base à la version Rallye-Raid, un modèle taillé pour le Paris-Dakar qui va permettre à la marque française de régner sans partage de 1990 à 1997 avec cinq titres constructeur ramenés à la maison. La ZX termine sa carrière en Chine, en 1998. La deuxième génération d’utilitaires PSA-Fiat apparait, quant à elle, en 1993 avec le Jumper (ou Boxer chez Peugeot), avant de céder sa place à la troisième génération en 2006.

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Citroën Xantia

Citroën Evasion

Dessinée avec Bertone, la Xantia succède à la BX en 1993. Mieux conçue que son ainée, on retiendra surtout le système Activa qui permettait à la voiture de virer à plat grâce à un anti-roulis actif. Repoudrée en 1999, la Xantia se retire 2002, un an après l’arrivée de la C5. Autre projet de la collaboration PSA-Fiat, le Citroën Evasion, un monospace, clone des Fiat Ulysse I, Lancia Zeta et autres Peugeot 806, sera dérivé en version utilitaire, le Jumpy (ou Fiat Scudo, ou Peugeot Expert). Malgré un léger restylage en 1999, il n'arrivera jamais à détrôner l’Espace, l’instigateur de cette catégorie. Les clones disparaitront en 2001, mais pas les utilitaires qui, eux, sont encore produits de nos jours dans une nouvelle version. Autre voiture à succès auprès des jeunes conducteurs, la Saxo débarque en 1995. Si elle est très proche de sa cousine, la 106, elle saura faire parler la poudre avec plusieurs versions sportives aux doux noms de VTR et VTS développant jusqu'à 120 chevaux. Citroën tentera même l’aventure écologique avec un modèle électrique. Retouchée en 2000, la Saxo termine sa carrière en 2005. Remplaçant le rustique C15, le Berlingo (ou Partner) sera l'un des premiers « ludospaces » de la marque. Rajeuni en 2002, le Berlingo s’inspire du look des SUV, et se prend même pour un baroudeur avec le XTR. Mieux motorisé, notamment avec les HDI, cette familiale utilitaire sera produite jusqu'en 2007.

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Citroën Xsara

Citroën Xsara WRC

En 1998, apparait la Xsara. Remplaçante de la ZX, elle est la première Citroën à être équipée des nouveaux moteur diesel HDI haute pression, et profite de deux versions de 90 et 110 chevaux. Dérivée en coupé, avec une version sport VTS de 167 chevaux, et en break, la Xsara aura même droit à sa phase 2 en 2000. Elle aussi sera une adepte des rallyes et signera d'ailleurs bon nombre de victoire en WRC avec, à son volant, Sébastien Loeb. Elle prêtera également son nom à un nouveau modèle prévu pour concurrencer le Renault Scénic. Le Picasso, comme le peintre, et le premier monospace compact de Citroën. Utilisant le châssis de la Xsara, il est à mi-chemin entre la berline et le break et se distingue de la concurrence en proposant trois sièges arrière individuels et un compteur numérique. Le Picasso est retiré du marché en 2006, un an après la Xsara.

L'ère de la « Creative Technologie »

Au début des années 2000, la marque au Double Chevron est un peu au fond du trou, et ce n’est pas la C5 de première génération, en 2001, qui va arranger les choses. Il faudra attendre l'année suivante pour assister au miracle. Citroën chance enfin de style avec la C3, moderne et toute en rondeur. Forte de son succès, elle restera au catalogue jusqu'en 2009 et l'arrivée de la deuxième génération. Elle donnera également naissance à plusieurs déclinaisons, comme la C2, la version trois portes, mais aussi la C3 Pluriel, un hommage à la 2CV, tout comme sa version Charleston, et le C3 Picasso. Le constructeur propose aussi, depuis 2002, le C8, son grand monospace. Et si la C3 a permis de rebooster les ventes, la C4 confirme le nouveau style de la marque.

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Citroën C3

Citroën C3 Pluriel

Pour convaincre et se faire une place dans une catégorie vampirisée par la Golf, la C4 de 2004 s’est donnée les moyens. Entre la berline et le coupé, elle offre encore une peu plus de modernisme à une marque en perdition depuis le début des années 90. En plus d’un beau succès commercial, la C4 profitera d'une version WRC pilotée par Sébastien Loeb. Et pour enfoncer le clou, la C5, qui reflète encore l’ancien style, se voit transfigurée en adoptant les codes de la nouvelle C4. Elle cède alors sa place à la C5 de deuxième génération en 2008. La marque française tente également de revenir dans le haut de gamme avec la C6 de 2005, mais l'auto ne rencontrera pas le succès escompté puisque, malgré son grand confort, elle ne parviendra pas à chasser sur les terres allemandes. La même année, le fruit de la collaboration entre PSA et Toyota, la C1 voit le jour. Cette mini citadine est d'ailleurs toujours d’actualité et s'est offert un troisième restylage en 2012. En 2006 Citroën, avec Fiat et Peugeot, propose le plus petit utilitaire du marché, le Némo, comme le poisson de Disney. La marque proposera d'ailleurs une série spéciale aux couleurs du film d'animation.

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Citroën DS3

Citroën DS5

Pour se relancer dans la catégorie des monospaces compacts, Citroën propose, depuis 2007, le C4 Picasso, qui a survolé la concurrence jusqu'à l’arrivée du Peugeot 5008. Si la collaboration avec Toyota est fructueuse, celle avec Mitsubishi l'est un peu moins. Le C-crosser et le C4 Aircross affichent une finition en retrait par rapport au reste de la gamme. En 2008, le Berlingo est remplacé par une nouvelle génération plus moderne et moins utilitaire. Mais le véritable phénomène qui fait de l’ombre aux citadines chics et aux marques allemandes s’appelle « DS ». Pas la DS de 1950 remise au goût du jour, mais la ligne « Distinctive Série ». Et la première force de frappe se nomme DS3, la version trois portes de la C3 2. Suivront alors la DS4, version coupé de la C4 de 2010, et la DS5, digne descendante du luxe à la française. Galvanisée par le succès, le constructeur ne va pas s’arrêter en si bon chemin et prévoit de lancer encore de nouveaux produits signés « DS » dans les années à venir.

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En quatre-vingt-dix ans d’histoire, la marque au Double Chevron a connu des hauts, avec la Traction et la DS notamment, des bas, avec les fameux surnoms qu’on lui a donné dans les années 80 et 90, mais elle n'a jamais cessé de se réinventer. Dans Forza Motorsport 4, seuls trois modèles sont disponibles, mais il n'est pas impossible que la Citroën DS4 vienne compléter la collection, comme le laisse sous-entendre la description du July Car Pack.

Sources : Citroën.fr, Histomobile.com, Motorlegend.com, Wikipedia.org, Auto Plus Classiques n°2

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